vendredi 16 septembre 2011

L'alcool et la nostalgie, de Mathias Enard

Sur l’amitié, chacun a son idée. Mathias Enard livre la sienne dans L’alcool et la nostalgie, un récit généreux qui emmène le lecteur de Moscou à Novossibirsk, à travers la Sibérie pour un voyage en train qui est l’occasion de s’adresser à l’ami disparu, Vladimir, dont le narrateur ramène le corps jusqu’à son village natal pour qu’il y soit inhumé parmi les siens.

vendredi 2 septembre 2011

Ce que j'appelle oubli, de Laurent Mauvignier

Cinquante-cinq pages. Une seule phrase. Le tout pour raconter une injustice.

Quand David Pujadas relate la mort d’un homme suite à son passage à tabac par trois vigiles dans l’annexe d’un supermarché parce qu’il y a bu une bière sans l’avoir payée, le malaise est palpable. Mais rapidement on passe à autre chose, on parle de l’équipe de France de football, ou de la dernière petite phrase d’un candidat à la présidentielle. Mais quand Laurent Mauvignier s’inspire d’un tel fait divers et fait raconter par son narrateur au frère du disparu ce qu’ont probablement été ses dernières minutes, son sentiment, ses souffrances, ses derniers mots, le malaise se fait crispation, puis il devient colère.