dimanche 27 mars 2011

Olivier, de Jérôme Garcin

Olivier, c’est le prénom du jumeau de Jérôme Garcin disparu à l’aube de leur sixième année dans un accident de la route. Olivier, c’est donc aussi le titre du dernier livre de Jérôme Garcin, écrit près de cinquante ans après ce drame, et explicitement adressé à ce frère disparu.


Peu de récits autobiographiques livrent avec une telle intensité la souffrance d’un auteur. Chaque mot est juste, chaque phrase est à sa place, tout le livre respire le vrai et l’authentique, le style est superbe.

A la lecture, il apparaît que ce livre de Jérôme Garcin n’est pas un récit sur son frère, mais plutôt pour son frère. Bien entendu il en parle, il dit sa souffrance, son incompréhension face au drame, le sentiment de culpabilité qui l’habite depuis ce jour, ses regrets. Mais ce livre apparaît surtout comme une occasion pour l’auteur de parler des gens qu’il aime : son frère donc, mais aussi son père, lui aussi disparu, sa mère convalescente, son épouse, ses enfants, son ami Bartabas, et quelques autres. C’est le livre d’un frère, mais aussi celui d’un fils, d’un père, celui d’un mari, c’est aussi le livre d’un ami. En cela, nul besoin de connaître la gémellité dans son intimité pour se sentir concerné par le récit. Même si ça aide.

Au détour d’un chapitre ou en refermant ce livre, la première chose qui puisse venir à l’esprit du lecteur est d’aller trouver ceux qu’il aime pour les serrer dans ses bras. Et en cela, c’est un livre à mettre entre toutes les mains. C'est un livre essentiel.


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